Un article intéressant trouvé sur l'Autre Quotidien

Publié le par Alluvions

Derrière les sunlights de la scène internationale il y a toujours nécessairement des coulisses. Quand le spectacle tire les larmes et provoque sa dose d’émotions fortes, on oublie facilement qu’il y a une machinerie (et je n’écris pas une machination) cachée beaucoup plus compliquée que les apparences. Elle est souvent, comme dans les bonnes réalisations soigneusement occultés de telle manière que la fiction soit irréprochable. Ainsi nonobstant les affirmations officielles, l’affaire abracadantesque de l’Arche de Zoé, mériterait une mise à plat beaucoup plus précise que sa seule présentation médiatique se résumant à un mauvais épisode de Zorro. Rares sont les journalistes qui la resituent dans son contexte géopolitique. Même si on ne saurait remettre en cause les reproches effectués à une équipe beaucoup moins anarchique dans son fonctionnement que l’on va s’efforcer de le démontrer il faut expliquer que leur aventure très critiquable tombe véritablement au mauvais moment. La situation au Darfour, celle qui s’est créée au Tchad, les prises de position gouvernementale sur l’Afrique sont les facteurs déterminants de ce qui finira par ne pas être une " crise " très ponctuelles dès que le Président Idriss Déby aura obtenu de son homologue français des garantie sur son maintien au pouvoir. Paris le minimise, mais son soutien au pouvoir chancelant d'Idriss Déby est en effet décisif. " Sans l'aide des militaires français, le régime tchadien serait déjà tombé", estime Olivier Thimonier, de l'association Survie, résumant le sentiment général chez nos voisins français. L'ancienne puissance coloniale dispose de 1 300 hommes sur place dans le cadre de l'opération "Epervier". Officiellement, les militaires français n'ont pas participé aux combats contre les rebelles parvenus jusque dans la capitale la semaine dernière. Mais l'oeil de l'Epervier a renseigné l'armée tchadienne sur les mouvements ennemis. Les Mirages tricolores ont été jusqu'à tirer un "coup de semonce" contre une colonne de véhicules rebelles progressant vers N'Djamena. Il fallait donc un sujet hautement symbolique à Idriss Déby pour se réconcilier avec une partie de son Peuple en train de l’abandonner et notamment celui situé aux confins avec le Soudan. Il l’a trouvé grâce aux exactions de l’Arche de Zoé.
Lui-même arrivé au pouvoir en renversant son prédécesseur Hissène Habré en 1990, Idriss Déby a été réélu en 1996 et 2001 et 2006, les trois fois dans des conditions pour le moins suspectes. Etat exportateur de pétrole depuis 2003, le Tchad reste l'un des pays les plus pauvres du monde et est considéré surtout comme le plus corrompu. Cette dimension n’est jamais prise en compte dans la rocambolesque aventure de l’Arche de Zoé qui a parfois toutes les allures d’une secte avec adeptes forcenés et engoncés dans leurs certitudes.

Lire la suite sur www.darmian.net/

Même s'il faut se méfier des interprétations  , rien n'est fait au hasard  avec des personnalités aussi  calculatrices que celles qui nous gouvernent et gouvernent ailleurs . Des" bons"d'un côté et des" méchants "de l'autre , ça serait bien trop facile.

Publié dans société

Commenter cet article