L'avis de Greenpeace sur le Grenelle de l'environnement.

Publié le par Alluvions

Discours de Nicolas Sarkozy sur le Grenelle de l'environnement : des ambitions, mais des contradictions encore non dépassées.
25 octobre 2007
l'alliance pour la planète
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Paris, France — Pour l'Alliance pour la planète, le discours prononcé par Nicolas Sarkozy, témoigne d'un changement de culture. Le président de la République a annoncé des mesures ambitieuses et mais il reste de nombreuses contradictions.

« On est maintenant à la moitié du gué. Le processus participatif affiché est intéressant, et le Président annonce des avancées concrètes, mais le flou continue de planer sur des sujets parmi les plus lourds : pesticides, incinération, nucléaire... Nicolas Sarkozy n'a pas dépassé les contradictions françaises, déclare Yannick Jadot, directeur des campagnes de Greenpeace France. En matière d'environnement, tout n'est pas possible On ne peut prétendre à une agriculture de qualité en reportant la réforme de la PAC en 2013 et en restant flou sur les pesticides. On ne peut lancer un grand programme d'économies d'énergie et développer les renouvelables, tout en continuant d'investir dans le nucléaire. Et où est la nouvelle politique de transparence quand on ne change rien et qu'on continue d'exclure la sécurité nationale et le secret industriel... »

« Il y a quelques mois encore, le programme environnemental du candidat Sarkozy était jugé par l'Alliance comme l'un des plus mauvais et des moins ambitieux, rappelle Daniel Richard, président du WWF France. Sous la pression ONG écologistes et grâce à la prise de conscience grandissante de la crise environnementale, Nicolas Sarkozy a incontestablement évolué. Reste à savoir maintenant comment ce programme ambitieux, sur lequel il s'est personnellement engagé, va se concrétiser. Le travail de l'Alliance va maintenant consister à effectuer un suivi précis de la mise en œuvre de ces engagements. »

« Le Grenelle n'est pas terminé : la négociation se poursuit demain, complète Anne Bringault, directrice des Amis de la terre. Certaines des propositions annoncées aujourd'hui, comme la mesure sur les pesticides, devront être affinées et précisées ; on nous l'a promis. Devra aussi être abordé un aspect jusque là plutôt négligé : les effets sur l'environnement de la politique française à l'international, concernant notamment les agrocarburants ou la déforestation. »

Publié dans Militer

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