Une idée intéressante, à développer , sur Toulouse et ailleurs.

Publié le par Alluvions

 jeudi 13 septembre 2007 à 15:53

 De nombreux propriétaires de voiture se disent souvent qu’il n’ont réellement besoin de leur voiture qu’en de rares occasions et sont tentés de s’en séparer, étant donné les coûts qu’elle représente. Cependant force est de reconnaître que la voiture peut s’avérer quasi-indispensable dans certaines situations. Mais pourquoi posséder une voiture personnelle s’il l’on ne s’en sert que très peu ? L’auto partage peut répondre à un tel dilemme. C’est en tout cas la conviction de l’association Mobilib’, qui œuvre pour développer ce système à Toulouse.
Un système moderne...

Pour Dominique Platon, vice-président de Mobilib’, l’autopartage consiste à « mettre en propriété collective un parc de véhicules, utilisables à la demande, sur réservation, par les adhérents, dans des conditions économiques intéressantes ».

Un véhicule est donc mis à disposition d’une dizaine de personnes. Cette voiture est équipée d’un système GPS afin de la localiser, d’un GPRS pour la communication et d’un ordinateur de bord pour faire l’état des lieux. La disponibilité est connue en permanence grâce à un serveur Internet, mais la réservation par téléphone est également possible. Dominique Platon précise que le taux de réussite pour avoir accès à une voiture au moment où on le souhaite est de 95%, étant donné que les gens prennent rapidement l’habitude de s’organiser.
Une dimension sociale et environnementale

Ce concept original doté d’une technologie moderne n’est pourtant pas nouveau. Dès les années 50, des suisses fortunés achetaient des voitures de luxe en commun afin de les collectionner. Aujourd’hui, pour d’autres raisons, Mobilib’ voudrait exporter à Toulouse un système déjà appliqué avec succès à Paris et Strasbourg. L’autopartage prôné par cette association est porté par des valeurs sociales et environnementales, ce qui en fait un vecteur de développement durable intéressant.

Social car il permet aux personnes à faibles revenus d’avoir accès à un véhicule à coût réduit. Environnemental, car l’autopartage participe à la réduction de la circulation et de la production de véhicules qui engendrent de la pollution. Il permet de surcroît de libérer de l’espace public. A titre d’exemple il peut présenter une solution intéressante pour des foyers qui possèdent plusieurs véhicules. En effet, étant donné la difficulté et les coûts de stationnement, l’autopartage peut remplacer la « seconde voiture » utilisée occasionnellement.
Le complément idéal des transports en commun

Les véhicules de mobilib’ n’auront pas vocation à être utilisés pour les trajets quotidiens domicile - travail (dans ce cas, le covoiturage est une solution adaptée). L’autopartage ne peut pas se concevoir comme mode de locomotion unique. Il s’agit plutôt d’un complément des transports en commun et des modes de déplacement doux.

Dominique Platon explique que cette complémentarité permet de se séparer de sa voiture personnelle : « les chiffres montrent que toute personne possédant un véhicule à tendance à l’utiliser, car si l’on a déjà payé les frais fixes d’une voiture, on n’est pas forcément prêt à payer à nouveau pour les transports en commun ».

Avec l’autopartage les frais fixes (assurance, entretien, stationnement) sont divisés par le nombre de personnes qui partagent le véhicule. Les coûts variables, comme les réparations, sont proportionnels à la fréquence d’utilisation, pour respecter l’équité. A titre personnel, on paye une double facturation au km et au temps d’utilisation afin de ne pas favoriser l’arrêt du véhicule, sans pour autant pénaliser les gens qui ont besoin de prendre leur temps, comme les personnes âgées.

A en croire les 70 000 adeptes suisses et les 80 000 adeptes allemands, l’autopartage peut se révéler très économique, à condition d’être utilisé comme un transport alternatif.
Réunion d'information le 1er octobre...

Selon le vice-président de Mobilib’, l’instauration de l’autopartage à Toulouse répond à une véritable demande, à en croire le nombre de sollicitations reçues. C’est donc avec bon espoir qu’il espère atteindre le seuil minimal de 5 véhicules et 50 adhérents, pour que le système soit viable ; sachant que plus les adhérents sont nombreux, plus les coûts sont faibles (à Paris on partage une voiture jusqu’à 19 adhérents). Si vous êtes intéressé par le principe de l’autopartage ou souhaitez obtenir d’avantages d’informations, rendez-vous le 1er octobre à l’ENSEEITH (salle COO2), 2 rue Camichel à Toulouse, pour la première réunion constitutive de Mobilib’.

Pour aller plus loin:
Le site de Mobilib'
Autodiagnostic de l'ADEME pour calculer le coût annuel de sa voiture

Publié dans société

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