Dimanche 2 décembre 2007
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Posté le 22-11-2007 à 15:19:54 
Je suis allée à un entretien d'embauche ce matin. Je n'en suis pas à mon premier mais celui-ci a été particulièrement pénible. J'ai été reçu par le Directeur général, plutôt froid,
pour ne pas dire glacial, qui ne m'a pas décroché un seul sourire, même pour me dire au revoir (moi qui est toujours le sourire en bandoullière, j'ai dû me calmer.
Il m'a posé des tas de questions sur ma famille : combien de frères et soeur, leur âge, leur profession, leur lieu d'habitation, profession de mes parents, de mon mari (celle-là je l'avais déjà
eu). La question la plus embarrassante a été "que pense votre mari de vous ?"
Je n'ai pas à être gênée de ces questions mais je les trouve indescentantes. A-t-on moins de chance d'être pris si l'on vient d'un milieu ouvrier ? je viens d'un milieu simple, mon père était
militaire de carrière, mais ça ne nous a pas empêché tous de nous battre dans notre vie professionnel et j'ai un frère directeur informatique et une soeur ingénieur. J'ai détesté ces questions
auxquelles j'ai pourtant répondues. Je les ai détestées car je trouve qu'elles manquent d'objectivité, de générosité aussi. Et finalement, cette question me parle beaucoup de ce directeur.
Finalement, un entretien sert à cerner l'employé, mais il sert aussi à cerner l'employeur.
Ensuite il m'a dit "les autres employeurs que vous avez vu, n'ont-ils pas été rebutés par le fait que vous avez travaillé douze ans dans un établilssement assimilié à la fonction publique ?".
Tâche ! j'étais étiquetée...Moi qui est travaillé également douze ans dans le privé et qui me suis défoncée la santé dans le public !! pour y avoir travaillé comme une forcenée...
Il doit me rappeler (peut-être) pour un deuxième entretien, puis un troisième, pour un poste qui ne repend même pas mon statut cadre. Mais pour qui ils se prennent tous ces chefs d'entreprise ?
Et bien franchement, je n'ai pas envie qu'il me rappelle. Je suis déçue, découragée, triste aussi... Le monde du travail est-il tellement déshumanisé... Comment arriverais-je à le
réintégrer dans ces conditions ? ce serait renoncer à ma propre humanité...
Qu'en pensez-vous mes amis qui galérez aussi à la recherche d'un emploi ? je suis peut-être trop sensible, finalement...
Par Alluvions
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Mercredi 21 novembre 2007
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19:17
Un drame irréparable : comment un soin banal peut se transformer en catastrophe majeure !
Je suis cadre de supérieur de santé en radiologie, mon épouse secrétaire médicale, et nous travaillons dans cet hôpital où notre petit garçon est hospitalisé depuis 7 jours, pour une infection
bactérienne des ganglions cervicaux, traités par des antibiotiques, délivrés par voie veineuse. Il va bien, plus de fièvre, le pédiatre veut poursuivre le traitement 3 jours pour "assurer le coup",
dit-elle. Nous sommes le 3 mars 2001, sa voie veineuse doit être remplacée pour respecter une recommandation du CLIN. Nous l’emmenons vers 11 h 15 en salle de soins. Deux infirmières puéricultrices
sont présentes, ainsi que deux auxiliaires de puériculture. Le médecin pédiatre arrive, et aussitôt ordonne à un des parents de sortir. Nous convenons que ce soit moi qui reste. A ce moment, la
pédiatre m’annonce son intention d’utiliser le gaz ENTONOX, qui ne bénéficiait à cette époque que d’une Autorisation Temporaire d’Utilisation (ATU), encadrée de règlements très précis. Déjà, aucune
information préalable ou secondaire, aucune demande d’autorisation malgré l’ATU. Je m’interpose pour dire que 3 jours plus tôt, une tentative d’analgésie par ENTONOX s’est soldée par un échec, et,
surtout, que Marco ne supportait pas le masque, et, donc, que je souhaite que l’on se passe de cette technique. Marco avait deux points de ponction préparés avec la pommade EMLA. J’insiste, mais
elle n’en démord pas. Je fais partie de cet hôpital, je n’ose pas en faire plus, d’autre part, je n’ai pas la notion d’un moindre danger, seulement du désagrément pour Marco. Le pédiatre applique
le masque en crochetant les mâchoires, mon fils se débat au point de donner un coup de pied à une auxiliaire qui le maintenait. Il faut savoir qu’il était tenu "des quatre fers", et, je le vois
s’étouffer, j’interviens, Marco ayant de toute façon réussi à se sortir du masque. Marco pleure, et est complètement apeuré. La pédiatre se tourne vers la bouteille de gaz, et, me dit : "le
débitmètre est mal ouvert…" A ce moment, je renouvelle mon souhait d’en rester là, arguant de la peur et des pleurs de Marco. Mais rien à faire, la pédiatre s’obstine, l’équipe me regarde comme un
empêcheur de soigner en rond ! Finalement, je laisse faire. De nouveau, Marco se débat et au bout de quelques secondes, perd connaissance. L’équipe dit : "ça y est, ça marche". Je suis surpris et
inquiet, mais ils ont l’air de savoir ce qu’ils font. Pourtant, très vite, je constate que je vois pas bouger le thorax de mon fils. Je communique à la pédiatre : "je ne vois pas bouger le
thorax de Marco, j’ai l’impression qu’il ne respire pas". La pédiatre me renvoie des paroles rassurantes. Inquiet, quelques instants après, j’essaie de "sentir" sa respiration en posant ma main sur
son thorax, et je ne perçois rien, qu’un coeur qui bat vite et fort. Je transmets de nouveau au pédiatre qui me rassure en disant : "moi aussi j’ai un pouls". Néanmoins, ce cœur qui bat vite, alors
que Marco est endormi, m’étonne. J’insiste à nouveau, car je suis très inquiet au milieu de cette équipe qui a l’air tranquille. Soudain, je constate que mon fils a le teint cireux, et, je crie :
"depuis le temps que je vous dis que je ne vois pas respirer Marco, regardez-le, on dirait un mort !" A ce moment, enfin, après de longues minutes, la pédiatre soulève le masque du visage de Marco
: il est mort, arrêt cardiaque consécutif à un long arrêt respiratoire. Il sera réanimé, mais les lésions en font un paralysé cérébral. Nous n’avons aucune communication avec lui, et il est
complètement dépendant. On apprendra, un an plus tard, après les interrogatoires de gendarmerie, que la bouteille d’ENTONOX était VIDE ! ! ! Le masque appliqué de façon étanche, d’où ETOUFFEMENT,
et sans jamais le soulever pour voir dessous ! ! ! Pas de saturomètre pourtant réglementaire à cette époque ! ! Le matériel n’avait été vérifié, ni par l’infirmière qui l’a préparé, ni par la
pédiatre qui s’en est servi ! ! Aucun protocole dans le service ! ! ! Des dysfonctionnements nombreux ! ! La pédiatre, qui avait utilisé la bouteille, la fois précédente, a témoigné avoir constaté
que la bouteille était à la limite d’utilisation, qu’il fallait la remplacer, mais ne l’a signalé à personne ! ! ! La technique employée était sans rapport avec celle préconisée, et donc mal
enseignée par le chef de service. Aujourd’hui, toute une famille est dans la misère et la douleur, d’avoir perdu ce petit garçon magnifique, parce que ce soin, aussi courant et simple qu’une
ponction veineuse, a débouché sur une catastrophe, par toutes ces erreurs accumulées. Pourtant, il aurait suffi de VERIFIER ce que disait le papa, et malgré toutes ces erreurs, Marco serait à
l’école aujourd’hui ! !
EN CONCLUSION : je suis un papa, mais aussi un soignant, et ce que je veux faire passer comme message tient en peu de mots : quand un parent vous donne une indication sur un enfant qu’il connaît
mieux que quiconque, soyez modeste ou au moins prudent : ECOUTEZ-LE ABSOLUMENT ! ! ! VERIFIEZ CE QU’IL DIT ! ! ! IL EST ACTEUR DU SOIN ET CELA PEUT ETRE IMPORTANT ! ! ! ! EN TOUS CAS, ON N’A PAS LE
DROIT DE LE NEGLIGER ! ! ! COMMENT ADMETTRE QU’UN PROFESSIONNEL AVERTISSANT D’AUTRES PROFESSIONNELS NE SOIT PAS ENTENDU ! ! ! ETRE PAPA N’ENLEVE RIEN A L’INSTINCT DU SOIGNANT ! ! ! IL EST
INADMISSIBLE QUE LA NON-ECOUTE DES PARENTS TUE UN ENFANT ! ! ! !
Nous, les parents d'enfants malades , hospitalisés , sommes en permanence accusés de paranoïa vis-à-vis des personnels soignants hospitaliers. Nous sommes pourtant les mieux placés pour
indiquer ce qui se passe. Nous connaissons notre enfant , ses réactions.
Cette défiance du personnel hospitalier est difficile à vivre et là , elle entraine carrément la paralysie et la mort d'une vie normale. C'est effrayant.
Nos enfants sont soumis à tous les dictats: ceux des médecins qui pensent qu'ils n'ont pas à se remettre en question , ceux des infrimières qui parfois se permettent des réflexions déplacées, du
style , nous inventons la douleur de l'enfant ou pire, nous la provoquons ou nous l'emplifions par notre attitude.
paroles entendues lors d'une itervention sur le pied gauche de notre fils que je reprendrai en témoignage.
Voir l'histoire de Max et Mon fils , Ma Bataille.
www.pediadol.org/rubrique.php3
Par Alluvions
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Dimanche 21 octobre 2007
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09:33
"Déclic" est un magazine spécialisée dans le doamine du handicap. J'ai retenu ce témoignage :
"Les propos insidieusement violents me désarçonnent "
<Je ne tiens pas compte des conseils théoriques , sauf si mon interlocuteur a été dans la même situation que moi et peut me faire bénéficier de son expérience. A un membre
de ma famille qui ne cessait deme dire que je devait laisser Nina se débrouiller seule , alors qu'elle a besoin d'être entourée, j'ai répondu : Tu as raison , je te la confie pendant un
mois, comme cela je pourrai me reposer !!>
Certains me font la leçon sans savoir les angoisses dont souffre Nina , ni tout le chemin parcouru avec elle. L'autre jour, en désacord avec moi, un professionnel m'a dit : <C'est votre
interprétation.> J'ai eu envie de lui rappeler qu'il connaissait ma fille sue depuis cinq minutes , et moi depuis douze ans ........
J'ai appris à prendre du recul , mais les donneurs de leçons me mettent parfois dans un état de révolte qui rend moins disponible pour d'autres tâches. Je suis quelques fois
tellement désarçonnée par des propos insidieusement violentsque je ne peux pas répliquer. Plus les gens me sont proches , plus cela me démoralise, car c'est du réconfor que j'attend de
leur part !!>
Nina a 12 ans et est atteinte du syndrome de l' X fragile www.magazine-declic.com
Par Alluvions
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