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le sida

Jeudi 29 novembre 2007 4 29 /11 /2007 16:28
1er DECEMBRE
29-11-2007
Sida Info Service prend le bus

Parisiens et auditeurs de RMC, Sida Info Service vous propose deux rendez-vous autour de la Journée mondiale de lutte contre le sida !

Vendredi 30 novembre, entre 14 h et 16 h, Brigite Lahaie présentera une émission spéciale de « Lahaie, l’amour et vous » sur RMC, en direct du bus de Sida Info Service installé place du Palais Royal (1er arrondissement).

Samedi 1er décembre, le bus de Sida Info Service sillonnera Paris pour sensibiliser à la lutte contre le sida : rencontre avec des écoutants, quiz de prévention, distribution de préservatifs, réactualisation des connaissances concernant le virus.

Le bus s’arrêtera gare du Nord et gare de l’Est entre 10 h et 13 h, place de la Bastille entre 14 h et 17 h et parvis de l’Hôtel de Ville entre 17 h et 20 h.

Lire le communiqué de presse
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Mardi 27 novembre 2007 2 27 /11 /2007 18:21

30 novembre - 1er décembre 2007

Le 30 novembre et 1er décembre prochains, Act Up-Paris, le Mouvement Français pour le Planning Familial et Sida Info Service organisent le colloque «Femmes & VIH - 10 ans après ». En partenariat avec 16 associations de femmes et de lutte contre le sida, cette rencontre est soutenue par la Direction Générale de la Santé (DGS) et Sidaction qui sera représenté par Line Renaud, sa vice-présidente. Le colloque sera inauguré par Madame Roselyne Bachelot, Ministre de la santé, de la jeunesse et des sports.

Ces deux journées auront lieu au Théâtre du Gymnase à Paris.

Le vendredi 30 novembre sera consacré à un état des lieux, éclairé des interventions des femmes concernées par le VIH, de chercheurs et de professionnels, articulés autour de quatre tables rondes : la place des femmes dans la recherche et la recherche dans le domaine de la prévention ; femmes sexualité et VIH ; la visibilité des femmes vivant avec le VIH ; la mutualisation des actions.

Le samedi 1er décembre, des ateliers réservés aux femmes concernées permettront de faire émerger leurs paroles et leurs revendications.

Il y a 10 ans, le colloque « Femmes et infections à VIH en Europe » avait permis de mettre en évidence les spécificités de l’infection chez les femmes. Jusqu’alors, elles étaient dans l’épidémie essentiellement considérées au regard de la transmission materno-fœtale. La question des femmes atteintes dans leurs corps, leurs vies sociales, affectives et sexuelles était largement occultée : les femmes en tant que telles sont « les oubliées de l’épidémie ».

En mars 2004 les premiers Etats Généraux « Femmes & Sida » ont libéré la parole des femmes séropositives. C’est à la première personne que les femmes concernées ont pu s’exprimer, en tant qu’expertes de leurs maladies face aux institutionnels, aux médecins et aux chercheurs.

Et en 2007, dans un contexte où la féminisation de l’épidémie se poursuit, nous listerons ensemble nos revendications et nos recommandations pour les années à venir.

En France, les femmes représentent 42 % des nouvelles contaminations (INVS 2005). Dans le monde, avec 17,6 millions de séropositives, les femmes représentent 45% des personnes infectées. Chez les 15-24 ans, elles représentent même les 2/3 des nouveaux cas. (ONUSIDA 2006).

Téléchargez l'affiche
Téléchargez une présentation de la manifestation
Téléchargez le programme
Téléchargez le bulletin d'inscription
Téléchargez le communiqué de presse



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Contacts presse :

- Claire Vannier 06 81 38 32 60
- Chantal Belloc 01 44 93 16 28

Par Alluvions - Publié dans : le sida
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Dimanche 21 octobre 2007 7 21 /10 /2007 18:39
TEMOIGNAGE
Paroles d’infirmières

Début des années 1980. Les hôpitaux accueillent les premiers malades du sida. Infirmières et aides-soignantes se mobilisent à l’instar des chercheurs, des médecins et des patients eux-mêmes.

En 20 ans, comment les infirmières ont-elles évolué ? Les méthodes de travail ont-elles changé ? Qui sont les nouveaux soignants aujourd’hui impliqués dans la lutte contre le sida ?

Dans le cadre des 13èmes Assises et du 8ème Congrès national de la Société française de lutte contre le sida, qui se sont tenus à Strasbourg les 11 et 12 octobre 2007, un atelier-rencontre infirmier(e)s / aides-soignant(e)s a tenté de répondre à ces questions.



Les débuts de l’épidémie

Je suis arrivée au début des années 1980 en maladies infectieuses, explique une infirmière de l’hôpital Paul-Brousse à Paris. A l’époque, il y avait une grande solidarité des équipes soignantes. Nous recevions beaucoup de personnes en fin de vie avec des diarrhées à répétition. Elles ne pouvaient pas manger seules, il fallait les aider pour tout. Ces gens cachaient leur maladie. La famille découvrait la séropositivité d’un fils ou d’un frère au moment du décès. Nous étions presque toujours le seul recours des malades. Le fait de leur tenir la main, c’était important. Aujourd’hui, les conditions sont très différentes grâce aux trithérapies. Les patients ont réappris à vivre, à faire des projets. La prise en charge a complètement changé.

Une infirmière de Bourges ajoute : En 1992, les malades étaient hospitalisés plusieurs mois. L’équipe soignante remplaçait l’entourage souvent absent. Les trithérapies ont entraîné une chute brutale de la mortalité et ont permis le retour à une vie sociale et professionnelle. Aujourd’hui, les patients veulent vivre comme tout le monde. Je trouve qu’il est plus difficile de les faire venir en consultation. Le secret sur la séropositivité existe toujours, peut-être même plus qu’avant. Quand on les appelle, ils ne veulent pas qu’on dise leur nom. Ils trouvent que le milieu médical est très discriminant.

Au départ, selon une infirmière de Tours, on a beaucoup cocooné les séropositifs. Nous avions avec eux une relation particulière que nous n’avions pas avec les autres patients.

Les méthodes de travail ont-elles changé ?

Là où je travaille, nous avons mis en place une consultation d’observance avec un lieu d’écoute. Le secret est partagé entre le médecin et l’infirmière. Je crois qu’en 20 ans le rôle des infirmières a beaucoup évolué. Nous sommes beaucoup plus entendues qu’autrefois. Le VIH a beaucoup fait avancer les choses dans ce domaine.

A Montpellier, l’équipe des infirmières et des aides-soignantes n’a pratiquement pas changé en 20 ans. Nous sommes à présent dans une démarche relationnelle avec une sexologue, une psy, une diététicienne…

En 20 ans, les infirmières ont développé des compétences formidables. Du coup, on nous retire des postes techniques. Or il faut garder ces postes car on ne sait pas ce que sera le VIH demain, indique une infirmière de Montpellier. Je regrette d’autres changements, ajoute une autre : En activité depuis 7 ans en maladies infectieuses, je ne peux plus faire autant de soins qu’avant car les tâches administratives ont pris le dessus.

Grâce au VIH, l’infirmière est devenue plurielle : soins, écoute, partage avec les aides-soignantes, le médecin, l’assistante sociale, le psy, les associations… Il y a une complémentarité et un partenariat des soins. Le rôle des associations, on l’a moins vu dans les autres pathologies.

Nous vivons actuellement des changements importants avec la mise en place des pôles d’activité. Un jour, nous sommes dans tel service et le lendemain nous devons aller travailler dans un autre. Je pense que les infirmières ne sont pas interchangeables. Elles ne peuvent pas voir un patient un jour et ne plus le voir le lendemain parce qu’elles ont été envoyées ailleurs.

Dans le VIH, il y a un rapport à l’intime, dit une jeune infirmière. On rencontre aussi beaucoup d’étrangers, ce qui permet d’être en contact avec des cultures différentes. Je suis par ailleurs très étonnée de voir des patients très bien informés sur leurs traitements. Tous ces aspects extrêmement motivants me confirment dans mon désir de travailler dans le secteur du VIH. Une autre raconte une anecdote récente : Dans le premier service où je travaillais, un médecin a dit à un patient : « Vous allez bien . ». Une fois la personne partie, ce médecin a déclaré à la volée : « Celui-là, il en a pour trois mois. ». Quand on est jeune infirmière, on prend ça en pleine figure. Dans le VIH, il y a une confiance entre le patient et le médecin. Rien n’est caché.

Nouveaux soignants

En Guyane, on sent une méconnaissance de base des modes de transmission du VIH chez les nouveaux soignants. On sent aussi un stress énorme vis-à-vis du risque de contamination. Il faudrait refaire des formations, insiste une infirmière. Une autre, employée au CHR d’Orléans, ajoute qu’une étude réalisée auprès d’élèves infirmières de 2ème et 3ème année a confirmé les lacunes dans la connaissance des modes de transmission du VIH. C’est vrai, reconnaît une jeune infirmière. Matin et soir, j’ai peur de me faire contaminer lors d’un AES (accident d’exposition au sang). En même temps, je comprends les patients qui restent discrets sur leur maladie car le sida fait toujours peur, et fera toujours peur.

On meurt toujours du sida

Je rappellerai d’abord que des malades meurent toujours du sida dans nos services. Ne l’oublions pas. Ensuite, je voudrais faire part d’un sentiment mitigé sur l’évolution de la situation dans nos services. J’ai l’impression qu’il y a moins de cohésion, qu’il y a à nouveau des clivages entre générations. Je ne pense pas que ce soit dû aux nouveaux diplômés. Je crois que nous, les anciens du VIH, nous avons perdu le sens que nous donnions à l’époque à notre activité. Quand on reçoit une nouvelle collègue, ajoute une autre, il ne faut pas l’exclure. Il faut savoir partager son expérience.

Propos recueillis par Alain Miguet pour Sida Info Service

Questions à Sandra Fernandez, infirmière psy, hôpital Jean-Verdier - Bondy
Questions à Sonia Kazolias, aide-soignante, hôpital de la Pitié-Salpêtrière - Paris

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